Canaries, l’éruption d’un volcan provoque des dégâts humains et matériels

Canaries, l’éruption d’un volcan provoque des dégâts humains et matériels

L’éruption du volcan Cumbre Vieja, sur l’île espagnole de La Palma, de l’archipel des Canaries, a débuté dimanche. Les images diffusées par les médias, les autorités et les riverains montrent les coulées de laves, noires et oranges, de plusieurs mètres de haut, dévaler les flanc du volcan, descendre inoxerablement vers la mer, engloutissant les arbres, les routes et les maisons. Jusqu’ici, la lave a détruit 185 bâtiment, dont le tiers seraient des habitations.

Cette éruption, la première depuis 1971, a déjà provoqué le déplacement de 6 100 personnes, dont 400 touristes. Pour l’heure, Aucun mort, ni blessé, ne sont à déplorer. Située à environ 2 km de la mer, la lave avance actuellement de 200 mètres par heure. Les autorités ne sont toutefois pas en mesure d’indiquer précisément quand elle pourrait parvenir à l’océan.

Les dégâts sont estimés à plus de 400 millions d’euros

Au belvédère de Tajuya, dans la commune d’El Paso, l’une des plus affectées par l’éruption volcanique, des dizaines de riverains ne cessaient d’arriver, mardi matin, afin d’observer, impuissants, les ravages causés par ce spectacle époustouflant de la nature. « La nuit, c’est un spectacle, le jour, c’est une tragédie », résumait un habitant aux caméras de la télévision espagnole TVE. Sur les routes, des véhicules chargés de meubles et d’électroménager, tentaient de mettre à l’abri l’essentiel d’une vie. La veille, avant que la lave n’arrive à Todoque, dernier village avant l’océan, ce sont des crucifix et des statues de la vierge Marie, que les voisins aidaient le curé à transporter.

Mardi soir, plus de 180 maisons avaient été avalées par les coulées de lave dont la température dépasse 1 000 degrés et dont la hauteur a atteint 6 mètres par endroits. Selon la directrice de la petite école Los Campitos consumée par le magma, Angeles Nieves, au moins la moitié des 23 enfants de 3 à 12 ans qui s’y trouvaient scolarisés n’ont désormais plus d’école ni de maison. Le bilan devrait être revu très largement à la hausse, tant les dégâts matériels augmentent à mesure que les deux grandes coulées de lave qui s’échappent du volcan se dirigent vers les villages côtiers touristiques de Tazacorte et Los Llanos de Aridane.

Coulées noires et oranges

Si cette éruption, la première depuis 1971 sur cette île peuplée de près de 85.000 habitants, n’a fait aucun mort ou blessé, les dégâts sont énormes, dépassant largement les 400 millions d’euros, a relevé Yurena Torres, qui a souligné que les Canaries pourraient bénéficier de fonds européens pour reconstruire.

Les images diffusées par les médias, les autorités et des riverains montrent des coulées noires et orange de plusieurs mètres de haut dévalant lentement les flancs du volcan et engloutissant arbres, routes et maisons.

La lave a détruit jusqu’ici 185 bâtiments, dont 63 seraient des habitations, a annoncé le gouvernement régional. Elle recouvre 103 hectares, selon le système européen de mesures géospatiales Copernicus.

L’arrivée des coulées dans la mer, initialement prévue pour lundi soir, mais retardée en raison du ralentissement de la coulée, est redoutée car elle peut donner lieu à des explosions de morceaux de lave, des vagues d’eau bouillante ou l’émanation de gaz toxiques, d’après l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS).

«Les nuages engendrés par l’interaction eau de mer et lave sont acides» et «peuvent être dangereux si on est trop près», a expliqué à l’AFP Patrick Allard, de l’Institut de Géophysique du Globe de Paris.

Située à environ 2 km de la mer, la lave avance actuellement de 200 mètres par heure. Les autorités ne sont toutefois pas en mesure d’indiquer précisément quand elle pourrait parvenir à l’océan.

Le gouvernement des Canaries, qui a conseillé aux habitants de la région de se couvrir le nez et la bouche lorsqu’ils sortent, a décrété un «rayon d’exclusion de deux milles marins» autour de l’endroit où est prévue l’arrivée des coulées et demandé aux curieux de ne pas se rendre sur place.

6 000 personnes ont été évacuées

Les autorités craignent que la lave n’atteigne l’océan, car si la coulée entre en contact avec la mer, cela pourrait provoquer un dégagement de gaz toxique. Au total, 6 000 personnes ont été évacuées. L’éruption prend de l’ampleur et un nouveau cratère est apparu dans la soirée du lundi 20 septembre, crachant lui aussi de la lave et des nuages de cendre dans le ciel de La Palma.

« Aucune perte humaine »

L’île de La Palma, aux Canaries, où résident près de 85 000 personnes, vit essentiellement de l’agriculture et du tourisme. Surnommée la « Isla bonita » (la « jolie île »), La Palma offre des paysages magnifiques d’anciens volcans entourés de palmeraies, de forêt de pins et de villages blancs. Elle abrite l’un des principaux sites d’observation astronomique au monde, au Roque de los Muchachos.

« La meilleure nouvelle est qu’aucune perte humaine n’est à regretter et nous espérons que cela reste ainsi », a insisté le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres, mardi, appelant la population à la prudence. Lors de la précédente éruption volcanique survenue sur l’île, en 1971, une personne était décédée, intoxiquée par les gaz dégagés par le volcan. Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui s’est rendu sur place dès dimanche soir, repoussant un voyage prévu à New York pour s’exprimer devant l’assemblée générale des Nations unies, a promis que les habitants ne « souffriront pas économiquement » grâce à la « solidarité » de l’ensemble du pays. Le roi d’Espagne Felipe VI devait s’y déplacer jeudi.

Dix jours avant l’éruption, près de 20 000 secousses, d’intensité diverse, avaient sonné l’alerte d’une possible éruption volcanique imminente. Ne sachant ni quand, ni où, ni comment exactement elle se produirait, les autorités avaient recommandé aux habitants de préparer un sac à dos.

Craintes d’émanations toxiques

Aucune victime n’est à déplorer mais les dégâts provoqués par les coulées de lave sont énormes. 185 bâtiments, dont 63 habitations, ont été entièrement détruits.

Selon le président de la région des Canaries, Angel Victor Torres, les dégâts s’élèveraient à plus de 400 millions d’euros. Les autorités s’inquiètent par ailleurs du risque d’émanations de gaz toxique lorsque les coulées de lave atteindront la mer.

John CASTEL

John CASTEL

Il est étudiant en journaliste dans une école parisienne. John est spécialisé dans les informations relatives au numérique et la High-Tech. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.
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