Carrefour propose de faire les courses du clients : « shoppers »

Carrefour propose de faire les courses du clients : « shoppers »

« Ok ! Market », c’est le nom d’une nouvelle offre lancée par Carrefour le 20 septembre. Le principe : des salariés d’une entreprise sous-traitante, Stuart, sont payés pour faire les courses à la place des clients – parisiens et lyonnais pour le moment –, comme l’a rapporté Libre Service Actualités jeudi 23 septembre, une information relayée par Capital. Contrairement aux commandes récupérables en drive, l’employé en question arpente littéralement les rayons à la place du client pour préparer sa commande et l’envoyer en livraison. Le client reçoit même un appel en fin de commande pour veiller à ce qu’il n’y ait pas d’oubli.

Une application spécifique et un site dédié ont été mis en place par Carrefour pour les clients qui souhaitent faire appel au « personal shopper », un service tout droit venu du secteur du luxe, écrit « Capital ».

20 000 références sont disponibles : c’est bien davantage que ce que propose l’enseigne sur son site traditionnel, qui compte entre 11 et 12 000 produits. La livraison est gratuite pour l’instant (pour faire connaître ce nouveau service), mais elle devrait devenir payante à l’avenir, avec un coût d’environ 6,90 euros.

Pour l’instant, seuls quatre magasins Carrefour proposent ce service, à Paris et à Lyon. Les clients sont livrés en trois heures, indique « Libre Service Actualités ».

« Les premières commandes sont autour de 75 à 80 euros », a indiqué Alexandre Boutoille, directeur de l’hypermarché Carrefour-Auteuil, dans l’Ouest parisien. Si le prix du panier moyen est inférieur à celui remarqué sur le site de livraison Carrefour, Alexandre Boutoille signale à « Libre Service Actualités » que ces nouveaux clients « achètent plus de produits frais » en faisant appel à « Ok ! Market ».

Rassembler tous les commerçants du quartier sur une même marketplace

En France, le service est d’abord testé dans trois magasins parisiens et un magasin lyonnais, mais il a déjà fait ses preuves en Roumanie où il représente 46% du marché e-commerce, selon un communiqué du groupe. La plateforme a aussi été rendue disponible dans quatre villes belges et à Buenos Aires en Argentine.

À terme, Carrefour espère pouvoir faire de son application une marketplace recensant tous les commerçants du quartier. Les «shoppers» pourraient alors passer chez le fleuriste ou le caviste en plus de faire vos courses au supermarché. Fini donc, les allers-retours entre les commerçants du quartier : l’avenir du panier de courses se trouve sur les smartphones. En Roumanie, l’application est déjà connectée à plus de 2500 magasins dont «350 pharmacies, des fleuristes, des cavistes ou des magasins de jouets» explique le groupe.

20 000 références disponibles, dont une large offre de frais

Carrefour déploie ainsi un tout nouveau service en France : Ok market !, une application spécifique pour réaliser ses courses à l’aide d’un personal shopper ; celles-ci sont ensuite livrées à domicile. Le site dédié propose un assortiment de plus de 20 000 références, soit bien plus que le site de Carrefour.fr par exemple qui présentent aux internautes 11 000 à 12 000 références.

Autre particularité, tout le frais, y compris celui des rayons traditionnels, est disponible. Les prix sur l’application affichent un surcoût moyen de l’ordre de 5% pour l’offre en libre-service (prix identique aux magasins pour les produits frais trad’). Le service de livraison à domicile, disponible en trois heures pour commencer, est actuellement offert pour faire découvrir le service mais sera fixé autour de 6,90 euros pour chaque livraison.

« Les premières commandes sont autour de 75 à 80 euros de panier moyen. C’est moins qu’avec le service Carrefour livré chez vous mais on remarque que ces clients achètent plus de produits frais », compare Alexandre Boutoille, directeur de l’hypermarché parisien. Côté logistique, Carrefour s’est associé à Stuart et à la société Cogepart à Paris et à Lyon. Ces professionnels opèrent le picking en magasin, « qui dure entre 30 et 45 minutes en moyenne » puis la livraison à domicile à vélo.

La livraison rapide de courses attise les appétits

Si l’enseigne française assure le développement de la plateforme en interne, elle fait appel à deux partenaires pour mener à bien la logistique. Ce sont donc des salariés de Stuart et Cogepart, entreprises spécialisées dans la livraison, qui s’occuperont de préparer les commandes et de les livrer. Les «shoppers» sont a priori des salariés mais «c’est à Stuart et Cogepart de s’occuper de la gestion de leurs ressources humaines», explique Élodie Perthuisot. Le service est donc moins ubérisé que celui d’Instacart aux États-Unis, mais rien ne garantit qu’il le reste.

Alors que la bataille de la livraison des courses à domicile fait rage dans les grandes villes, cette plateforme est l’occasion pour Carrefour de couper l’herbe sous le pied des applications de livraison. Le groupe français avait déjà marqué son intérêt pour la livraison rapide en investissant dans Cajoo, et en proposant à la start-up un accès à sa centrale d’achat. Ok Market ! marque cependant un nouveau positionnement. Pour Élodie Perthuisot, «le quick commerce pour des courses de dépannage et le personnal shopping sont deux segments différents». L’enseigne entend en effet démocratiser, grâce à sa plateforme, la livraison rapide de courses hebdomadaires, avec un panier moyen aux alentours de 80 euros. «Aujourd’hui c’est la course à celui qui arrivera à trouver la bonne formule pour les clients» résume la directrice e-commerce de Carrefour. Reste à savoir si les consommateurs français se montreront friands de ces services à la carte.

Le service cartonne en Roumanie

« Les premières commandes sont autour de 75 à 80 euros », a indiqué Alexandre Boutoille, directeur de l’hypermarché Carrefour-Auteuil, dans l’ouest parisien. Si le prix du panier moyen est inférieur à celui remarqué sur le site de livraison Carrefour, il signale à nos confrères que ces nouveaux clients « achètent plus de produits frais » en faisant appel à Ok ! Market.

Ce tout nouveau service a d’abord été testé en Roumanie depuis 2016, et son succès s’est confirmé en 2020. « L’application a pesé 46% des ventes en ligne alimentaires dans le pays », se réjouit Élodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du groupe Carrefour. Certains supermarchés de la capitale roumaine, Bucarest, comptabilisent environ 250 commandes quotidiennes, avec des exceptions à 1.000 paniers commandés via ce service.

Un succès roumain dupliqué à Paris, Lyon et en Belgique

Ce service a d’abord été testé dans un pays laboratoire du groupe, en Roumanie, depuis 2016 et a fait fureur l’an passé: «L’application a pesé 46 % des ventes en ligne alimentaires dans le pays, et représente là-bas environ 10 % des ventes des magasins Carrefour qui proposent cette solution», précise Elodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du groupe Carrefour. A Bucarest, des hypermarchés de l’enseigne affichent quelque 250 commandes quotidiennes avec des pointes à 1000!

Pour transposer le succès le Bringo, son nom local en Roumanie, en France, Carrefour a choisi 4 magasins participants. En plus de l’hypermarché de Paris Auteuil, le Carrefour Market Paris Sèvres et Saint Marcel permettent de desservir tous les habitants de la rive gauche de Paris et les Boulonnais. L’hypermarché de Lyon Part Dieu offre lui ce service à toute la capitale du Rhône-Alpes. Bientôt, d’autres magasins complèteront ce dispositif pour desservir la petite couronne parisienne.

Guy ERWAN

Guy ERWAN

Guy est un bénévole qui n’a pas d’expérience en matière de journalisme, mais il a une grande envie d’apprendre. Il nous apporte son dynamisme et son expérience dans le monde associatif. Guy est originaire de Nantes et aime partager son amour de cette belle région.