Circulation à Paris : la limitation de vitesse à 30km/h généralisée

Circulation à Paris : la limitation de vitesse à 30km/h généralisée

À Paris, les automobilistes vont devoir lever le pied. Dès la fin du mois d’août 2021, la circulation est limitée à 30km/h dans la plupart des rues de la capitale.

C’est l’une des promesses de campagne d’Anne Hidalgo. La mairie de Paris est bien décidée à l’appliquer. Après un premier mandat notamment marqué par la fermeture des voies sur berges et la baisse de la limitation de vitesse du périphérique de 80 à 70km/h, Anne Hidalgo prévoit de nouvelles mesures qui réduisent la place de la voiture à Paris. Parmi elles se trouvent la limitation à 30km/h généralisée sur l’ensemble de la capitale.

La mesure, défendue par la convention citoyenne pour le climat avait par ailleurs fait l’objet d’une consultation publique en octobre 2020. Désormais une date d’échéance a été confirmée : selon une annonce auprès de l’AFP par David Beilliard (EELV) l’adjoint aux transports et à la voirie de la maire, cette limitation devrait être appliquée officiellement dès la fin du mois d’août.

Ainsi, dans l’ensemble des rues de la capitale, la limitation devrait passer de 50 à 30km/h à l’exception de certains grands axes. Par ailleurs pour ce second mandat, la Maire de Paris a indiqué souhaiter à nouveau abaisser la limitation de vitesse sur le boulevard périphérique qui pourrait alors passer de 70 à 50 km/h.

L’été, une période «plus facile»

La mesure entrera en vigueur le 30 août, le temps pour la mairie de déployer les panneaux aux portes de la capitale pendant l’été, synonyme de tolérance. La période a été choisie à dessein, «l’acculturation» étant «plus facile pendant l’été» quand une partie des Parisiens sont en vacances et le trafic moins dense.

Selon une consultation menée fin 2020 par la Ville, «59% des Parisiens sont favorables à la réduction de la vitesse à 30km/h dans les rues de la capitale à la condition que certains axes restent à 50 km/h». Les Franciliens favorables sont en revanche minoritaires (36%). Selon la même source, les bénéfices avancés sont la sécurité routière devant les nuisances sonores. «Le risque de décès est 9 fois moins important à 30 km/h qu’à 50 km/h et les blessures sont beaucoup plus légères», argumente la Ville dans une synthèse motivant sa décision.

Diminuer la place de la voiture

Le boulevard périphérique, que la Ville voudrait faire passer à 50 km/h, reste limité à 70 km/h. Les boulevards des maréchaux, deux portions des quais de Seine, certaines voies des bois de Boulogne et Vincennes, quelques grands axes de l’ouest parisien (Champs-Elysées, Foch, Grande Armée, rue Royale), du XIIe (est) et du XIVe (sud) restent limités à 50 km/h.

« L’enjeu, c’est de diminuer la place de la voiture, ce qui passe par la baisse de la vitesse », a assumé l’adjoint chargé de la transformation de l’espace public qui veut ainsi « sécuriser » les rues de la capitale « pour les plus vulnérables : les piétons, les cyclistes, les enfants et les seniors ».

Cette mesure vise aussi à aller vers une « ville moins bruyante », souligne David Belliard. « On baisse les nuisances sonores, on fluidifie le trafic en diminuant les effets d’accélération et de décélération », a encore dit l’adjoint, rappelant qu’il s’agissait d’un engagement de campagne des écologistes repris par Anne Hidalgo lors de sa réélection en 2020.

Une ville «moins bruyante»

David Belliard assume: «L’enjeu, c’est de diminuer la place de la voiture, ce qui passe par la baisse de la vitesse», dit-il en mettant en avant la volonté de «sécuriser» les rues de la capitale «pour les plus vulnérables: les piétons, les cyclistes, les enfants et les seniors». Cette mesure vise aussi à aller vers une «ville moins bruyante», souligne David Belliard. «On baisse les nuisances sonores, on fluidifie le trafic en diminuant les effets d’accélération et de décélération», a encore dit l’adjoint, selon lequel une réduction de 20 km/h de la vitesse permet de diviser par deux le bruit (-3 décibels) dans les rues de Paris. La diminution de la vitesse permettra aussi de diminuer la largeur des chaussées, et donc «d’améliorer la qualité de vie sur l’espace public», estime la Ville.

« L’enjeu, c’est de diminuer la place de la voiture, ce qui passe par la baisse de la vitesse », a assumé l’adjoint chargé de la transformation de l’espace public qui veut ainsi « sécuriser » les rues de la capitale « pour les plus vulnérables : les piétons, les cyclistes, les enfants et les séniors ». Cette mesure vise aussi à aller vers une « ville moins bruyante », souligne David Belliard. « On baisse les nuisances sonores, on fluidifie le trafic en diminuant les effets d’accélération et de décélération », a encore dit l’adjoint, rappelant qu’il s’agissait d’un engagement de campagne des écologistes repris par Anne Hidalgo lors de sa réélection en 2020.

Une «annonce brutale»

L’opposition de droite a déploré une «annonce brutale»: «On l’avait vu venir, mais pas aussi vite et on pensait qu’il y aurait un vrai débat», a regretté Aurélien Véron, informé par l’AFP en plein conseil municipal. «On se demande vraiment à quoi sert le Conseil de Paris», peste-t-il.

Alors que la réforme du stationnement, qui prévoit de rendre payant dès début 2022 le stationnement pour les deux-roues motorisés thermiques, a été entérinée mardi, l’élu LR dénonce une «accumulation de mesures qui vise à supprimer la place de la voiture» dans la capitale. «Passer à 30, ça va vraiment être un corbillard», regrette-t-il encore, disant craindre pour les interventions des secours.

Boris