COVID-19 : quatrième vague ?

COVID-19 : quatrième vague ?

Ceux qui attendent « commettent une erreur », met en garde Alain Fischer, le « Monsieur Vaccin » du gouvernement, alors que la campagne vaccinale anti-Covid s’essouffle. « Tout se joue dans les quinze jours à venir » pour éviter, selon lui, « une quatrième vague liée à la fois au variant Delta, à la reprise des contacts, à la rentrée scolaire, au climat plus favorable au virus ». À l’heure actuelle, 37% des Français n’ont encore reçu aucune injection et 51% ont un schéma vaccinal incomplet. Après une accalmie, le nombre de contaminations remonte déjà en flèche. Samedi, 3006 nouveaux cas ont été rapportés, soit une augmentation de  41% en une semaine.  

Les 18-40 ans font partie de la tranche d’âge pour laquelle la vaccination progresse le moins rapidement. Les projections estiment qu’ils seront finalement vaccinés à 60-70%, contre 45% aujourd’hui. « Les taux projetés sont insuffisants pour contrôler le virus et atteindre une immunité de groupe. Il restera des infections, des hospitalisations, des entrées en réanimation et des décès. Avec potentiellement des conséquences en matière de restrictions : fermetures d’établissements scolaires, reconfinement… » prévient Alain Fischer dans le Journal du Dimanche. « En se vaccinant aujourd’hui, on est protégé pour la rentrée », explique-t-il.

La vaccination obligatoire des 24-59 ans, « le dernier recours »

Et alors que certains sénateurs suggèrent de rendre la vaccination obligatoire chez les 24-59 ans, le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale estime que « cela doit rester le dernier recours ». « Ce n’est pas exclu, mais cela semble plus problématique » que pour les soignants, dit-il. Pour ces derniers, ainsi que pour les personnels en Ehpad, « Monsieur Vaccin » se dit en revanche favorable à la vaccination obligatoire. « Pour ces professionnels, on a atteint ce point de dernier recours. Moins de 60 % de couverture dans les Ehpad, 64 % dans les hôpitaux, cela reste clairement insuffisant », déplore-t-il.

Parmi les réticents, beaucoup s’inquiètent des potentiels effets secondaires des vaccins. « Il est légitime de se poser des questions. Les vaccins ont été mis au point très vite, (…) mais il n’y a eu aucune perte en matière de sécurité », assure le  professeur d’immunologie. « Depuis, on compte plus de 3 milliards de doses injectées, avec près de huit mois de recul. Si un effet indésirable survient, ce n’est pas des années après. »

Quand à ceux qui comptent se contenter d’une seule dose pour être protégés, Alain Fischer insiste sur le fait que cela ne suffit pas. « C’est démontré à l’égard du variant Delta. Une seule injection protège à 50 ou 60 %. Avec deux doses, c’est 90 % », explique-t-il.

Pour aller plus loin : COVID-19  

Une dose « ne suffit pas »

Alain Fischer s’adresse aussi à ceux qui se pensent protégés après une première injection: « Cela ne suffit pas. C’est démontré à l’égard du variant Delta. Une seule injection protège à 50 ou 60 %. Avec deux doses, c’est 90 % ».

Pour le responsable, « la bataille sera plus difficile pour les 18-40 ans: les projections estiment qu’ils seront vaccinés à 60-70 % au final (45 % aujourd’hui). Les taux projetés sont insuffisants pour contrôler le virus et atteindre une immunité de groupe ».

Et de prévenir: « Il restera des infections, des hospitalisations, des entrées en réanimation et des décès. Avec potentiellement des conséquences en matière de restrictions : fermetures d’établissements scolaires, reconfinement… »

Pour les soignants, « le dernier recours »

Le « Monsieur Vaccin » se dit enfin favorable à la vaccination obligatoire pour les soignants et les personnels en Ehpad. « Pour ces professionnels, on a atteint ce point de dernier recours. Moins de 60% de couverture dans les Ehpad, 64% dans les hôpitaux, cela reste clairement insuffisant ».

Pour tenter de relancer la campagne vaccinale dans la population, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce vendredi un assouplissement du cadre. À partir de lundi, les candidats à la vaccination pourront prendre rendez-vous pour deux injections dans deux lieux différents, y compris sur leur lieu de vacances.

Eviter une quatrième vague, c’est possible selon lui

« Tout se joue dans les quinze jours à venir » pour éviter, selon lui, « une quatrième vague liée à la fois au variant Delta, à la reprise des contacts, à la rentrée scolaire, au climat plus favorable au virus. »

Alain Fischer s’adresse aussi à ceux qui se pensent protégés après une première injection : « Cela ne suffit pas. C’est démontré à l’égard du variant Delta. Une seule injection protège à 50 ou 60 %. Avec deux doses, c’est 90 %. »

Les 18-40 ans seront les plus difficiles à convaincre

Pour le responsable, « la bataille sera plus difficile pour les 18-40 ans : les projections estiment qu’ils seront vaccinés à 60-70 % au final (45 % aujourd’hui). Les taux projetés sont insuffisants pour contrôler le virus et atteindre une immunité de groupe ». Et de prévenir : « Il restera des infections, des hospitalisations, des entrées en réanimation et des décès. Avec potentiellement des conséquences en matière de restrictions : fermetures d’établissements scolaires, reconfinement… »

La vaccination obligatoire des 24-59 ans, « le dernier recours »

Et alors que certains sénateurs suggèrent de rendre la vaccination obligatoire chez les 24-59 ans, le président du conseil d’orientation de la stratégie vaccinale estime que « cela doit rester le dernier recours ». « Ce n’est pas exclu, mais cela semble plus problématique » que pour les soignants, dit-il. Pour ces derniers, ainsi que pour les personnels en Ehpad, « Monsieur Vaccin » se dit en revanche favorable à la vaccination obligatoire. « Pour ces professionnels, on a atteint ce point de dernier recours. Moins de 60 % de couverture dans les Ehpad, 64 % dans les hôpitaux, cela reste clairement insuffisant », déplore-t-il.

Pour tenter de relancer la campagne vaccinale dans la population, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé vendredi 2 juillet un assouplissement du cadre. A partir de ce lundi 5 juillet, les candidats à la vaccination pourront prendre rendez-vous pour deux injections dans deux lieux différents, y compris sur leur lieu de vacances.

John CASTEL

John CASTEL

Il est étudiant en journaliste dans une école parisienne. John est spécialisé dans les informations relatives au numérique et la High-Tech. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.