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Émirats arabes unis : Ils souhaitent se poser sur un astéroïde

Les Émirats arabes unis préparent une nouvelle mission ambitieuse visant à visiter plusieurs objets d’une ceinture d’astéroïdes au début des années 2030. Ils prévoient de se poser en douceur sur l’une de ces roches dès 2033. À ce jour, seuls deux pays ont réussi cet exploit.

Les Émirats arabes unis (EAU) se targuent depuis plusieurs années d’être techniquement progressistes. En ce sens, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine spatial. En septembre 2019, un premier cosmonaute émirati, Hazzaa Ali Almansoori, s’est en effet envolé à bord d’une fusée Soyouz, direction la Station Spatiale internationale.

Le projet vise un lancement en 2028 pour un atterrissage en 2033. La sonde spatiale devra d’abord passer au-dessus de Vénus puis de la Terre pour prendre suffisamment de vitesse afin d’atteindre un astéroïde à environ 560 millions de kilomètres de distance. Durant son voyage de cinq ans, la sonde étudiera sept autres astéroïdes et une fois l’astéroïde final atteint, elle y restera jusqu’à ce que ses batteries soient vides. Les discussions sont encore en cours quant au choix de l’astéroïde et des équipements de mesure qu’embarquera la sonde.

« Nous sommes en mesure de réaliser cette mission grâce à l’expérience acquise avec Hope », explique à l’agence AP Sarah al-Amiri, présidente de l’Agence spatiale des Émirats arabes unis et ministre des Technologies. L’agence collaborera pour ce projet avec le laboratoire de physique atmosphérique et spatiale de l’université du Colorado.

Les ambitions spatiales des Émirats arabes unis sont de plus en plus grandes. Le pays prévoit également d’envoyer une mission vers la Lune en 2024 et s’est fixé pour objectif d’établir une colonie sur Mars d’ici un siècle. De plus en plus de pays se lancent dans l’aventure spatiale. L’Union africaine a ainsi créé une agence spatiale en 2017, dont le siège se trouve en Égypte et qui devrait être opérationnelle en 2023. L’Arabie saoudite a quant à elle déclaré qu’elle prévoyait d’investir 2,1 milliards de dollars dans son programme spatial d’ici 2030.

Un trajet complexe, mais passionnant

Le nom de la mission n’est pas encore connu, mais si l’annonce a eu lieu en ce mois d’octobre, c’est justement parce que les équipes scientifiques et techniques auront besoin des sept années à venir pour la préparer.

Étant donné les ambitions qu’elle déploie, il serait en effet étonnant qu’elle coûte moins que 300 millions de dollars (hors lancement), et les instruments pour ce type de mission scientifique ne sont pas disponibles du jour au lendemain. En particulier, il faut des composants qui puissent résister à un important rayonnement solaire et radiatif (environnement de Vénus) tout en survivant longtemps et en gardant leur potentiel pour livrer leurs résultats lors de sept survols consécutifs et un atterrissage. Un défi !

Le passage vers Vénus permettra cependant d’économiser beaucoup de carburant en utilisant notre « planète sœur » comme une fronde vers la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Les sept survols seront espacés de plusieurs mois, et l’aventure devrait culminer par un atterrissage en 2032.

Pour aller plus loin : Astronomie

Une ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter

Les Émirats arabes unis vont lancer un véhicule spatial pour explorer la principale ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter, ont annoncé mardi les autorités du riche pays du Golfe qui affiche ses ambitions dans ce domaine.

Mardi, l’agence spatiale des Émirats a annoncé qu’un vaisseau sans équipage doit entamer un voyage de cinq ans à partir de 2028 et parcourir 3,6 milliards de kilomètres pour atteindre la principale ceinture d’astéroïdes au-delà de Mars, selon des responsables.

“La mission effectuera sa première approche planétaire en orbite autour de Vénus à la mi-2028, suivie d’une orbite rapprochée de la Terre à la mi-2029″, a déclaré l’organisme public émirati dans un communiqué. La mission observera sa première ceinture d’astéroïdes en 2030, et devrait en observer au total sept autres avant d’atterrir sur un astéroïde situé à 560 millions de kilomètres de la Terre en 2033, selon le communiqué.

Le pays, composé de sept émirats dont la capitale Abou Dhabi, a fait son entrée dans le domaine spatial ces dernières années, en parallèle de ses ambitions diplomatiques, militaires et économiques.

En septembre 2019, les Émirats avaient envoyé leur premier astronaute pour une mission de huit jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS). En février 2021, la sonde Amal avait été placée avec succès en orbite autour de Mars, après avoir décollé du Japon.

Destination inconnue ?

Aucun des astéroïdes visés n’a pour l’instant été dévoilé, mais il est possible que Pallas ou Hygea (qui font partie des plus grands objets de la ceinture) en fassent partie. À moins que la NASA, dans un possible partenariat (le MBRSC a déjà de grands liens avec l’Université du Colorado) puisse militer pour de nouvelles mesures de Ceres et Vesta, visités par la sonde Dawn dans la décennie passée.

Sans trop s’aventurer, en plus de puissants imageurs, il est quasiment certain que la future mission embarquera des spectromètres infrarouges et/ou ultraviolets, ainsi que de potentiels analyseurs de poussières.

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