Fin du combat juridique pour la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse

Fin du combat juridique pour la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse

Le Conseil d’Etat a levé lundi soir le dernier obstacle juridique au projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, en rejetant la demande d’annulation de déclaration d’utilité publique (DUP) réclamée par un collectif d’opposants.

Cette décision de la plus haute juridiction administrative française ouvre ainsi la voie à la création d’une ligne à grande vitesse visant à relier Toulouse et Paris, via Bordeaux, en un peu plus de trois heures contre environ 4h10 aujourd’hui.

Ce projet d’une ligne TGV depuis Bordeaux vers Toulouse avait été déclaré d’utilité publique (DUP) et urgent en 2016.

Le Conseil d’État avait été saisi par un collectif d’associations, d’élus et de collectivités de Gironde et du Lot-et-Garonne opposés au projet au sud de Bordeaux. Ils contestaient le bien-fondé de la DUP pour le tronçon de la LGV reliant la gare de Bègles à celle de Saint-Médard d’Eyrans, à une dizaine de kilomètres plus au sud.

Côté financement, l’Etat s’est engagé à verser 4,1 milliards d’euros pour la construction de cette nouvelle ligne entre Bordeaux et Toulouse, soit environ 40% du coût total du projet.

Les collectivités – régions, départements et agglomérations d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine – devraient se partager le financement de 40% de cette ligne, les 20% restants devant être complétés par des fonds européens, selon les porteurs du projet.

Les collectivités d’Occitanie s’engagent

À ce titre, ce début de semaine semble également plutôt favorable au projet de train à grande vitesse.

Dimanche 26 septembre, sous l’égide du préfet d’Occitanie, Etienne Guyot mais aussi de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, une réunion des présidents des conseils départementaux, ainsi que du président de Toulouse Métropole et des présidents des communautés d’agglomération du territoire a eu lieu.

Une réunion à Toulouse

C’est donc sous l’égide du préfet Guyot mais aussi de la présidente de la région Occitanie, Carole Delga, que s’est tenue, dimanche 26 septembre 2021, à Toulouse, une réunion des présidents des conseils départementaux, ainsi que du président de Toulouse Métropole et des présidents des communautés d’agglomération du territoire.

Alors que la Région Occitanie avait déjà annoncé qu’elle apporterait 1,2 milliard d’euros sur les 3 milliards d’euros qui restait à trouver au printemps, la réunion de ce dimanche a débouché sur l’engagement des autres collectivités territoriales d’Occitanie.

Dans l’attente des financeurs de Nouvelle-Aquitaine

De son côté, l’État, par la voix de son représentant, a confirmé sa participation à hauteur de 4,1 milliards d’euros. « L’engagement de l’ensemble des collectivités territoriales est déterminant dans ce moment historique, a estimé Etienne Guyot. Nous avons donc une fenêtre d’opportunité sans précédent pour l’ensemble du sud-ouest qu’il faut impérativement saisir. »

L’Union Européenne engage 2 milliards d’euros. Reste à savoir ce que « les financeurs de la région Nouvelle-Aquitaine », partie prenante du projet, sont prêts à sortir de leur poche pour un projet comprenant Bordeaux-Dax et dont l’enveloppe globale se monte à 10 milliards d’euros. Tous se réuniront mardi 28 septembre de nouveau autour du préfet de la région Occitanie, « pour compléter le tour de table ».

Contestation du tronçon reliant la gare de Bègles à celle de Saint-Médard d’Eyrans

Le Conseil d’État avait été saisi par un collectif d’associations, d’élus et de collectivités de Gironde et du Lot-et-Garonne opposés au projet au sud de Bordeaux. Ils contestaient le bien-fondé de la DUP pour le tronçon de la LGV reliant la gare de Bègles à celle de Saint-Médard d’Eyrans, à une dizaine de kilomètres plus au sud.

Côté financement, l’Etat s’est engagé à verser 4,1 milliards d’euros pour la construction de cette nouvelle ligne entre Bordeaux et Toulouse, soit environ 40 % du coût total du projet.

Les collectivités – régions, départements et agglomérations d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine – devraient se partager le financement de 40 % de cette ligne, les 20 % restants devant être complétés par des fonds européens, selon les porteurs du projet. Un tour de table réunissant les principaux financeurs locaux de la ligne est prévu mardi soir, indique la région Nouvelle-Aquitaine.

John CASTEL

Il est étudiant en journaliste dans une école parisienne. John est spécialisé dans les informations relatives au numérique et la High-Tech. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.