Le Mont-Blanc a perdu presqu’un mètre en 4 ans

Le Mont-Blanc a perdu presqu’un mètre en 4 ans

Le mont Blanc, plus haut sommet d’Europe occidentale, a été mesuré à la mi-septembre à 4.807,81 m, en baisse de près d’un mètre par rapport aux derniers relevés publiés en 2017, ont indiqué mercredi les géomètres-experts de Haute-Savoie.

Une équipe d’une trentaine de personnes s’est rendue à la mi-septembre sur le toit de l’Europe pour procéder trois jours durant à des relevés, indiquent les experts haut-savoyards, qui effectuent ce genre de mesure tous les deux ans depuis une vingtaine d’années.

L’expédition 2021 a bénéficié de conditions météorologiques très favorables, se sont-ils félicités. « Charge maintenant aux climatologues, glaciologues et autres scientifiques d’exploiter toutes les données recueillies et d’avancer toutes les hypothèses pour expliquer ce phénomène », soulignent-ils.

L’objectif des mesures régulières est de « modéliser la calotte glaciaire » et « de constituer et de nourrir une banque de données précises et fiables qui pourront être exploitées par les experts (glaciologues, climatologues…) et surtout transmises aux générations futures », expliquent-ils.

La dernière mesure rendue publique en 2017 faisait état d’une altitude de 4.808,72 m, elle-même en baisse par rapport à celles des années précédentes. C’est en 2007 qu’a été relevée l’altitude la plus élevée (4.810,90 m).

En réalité, les chiffres varient d’une fois sur l’autre car le sommet est « recouvert d’une couche de +neiges éternelles+ qui fonctionne comme une énorme congère et varie en fonction des vents d’altitude et des précipitations ».

Des mesures réalisées au sommet via des antennes satellites

Pour effectuer ce relevé, une équipe de 27 personnes, des géomètres-experts et des guides de haute montagne ont effectué une expédition les 16, 17 et 18 septembre derniers. Ils ont gravi le sommet et réalisé leurs mesures via des antennes satellites, pendant deux heures.

Cette mesure biennale est effectuée depuis 2001. Les géomètres ont calculé une baisse moyenne de la hauteur du mont Blanc de 10 centimètres par an. Faut-il y voir un lien avec le réchauffement climatique ? Cela reste difficile à affirmer, les données et le recul dans le temps n’étant pas suffisants, selon eux.

Quels enseignements tirer de cette nouvelle mesure ?

En 2001, le sommet du Mont-Blanc mesurait 4.810,40 mètres, aujourd’hui il s’élève à 4.807,81 mètres. En 2017, il pointait à 4.808,72 mètres. Si l’on exclut l’année 2019, exceptionnellement basse et sur laquelle nous n’avions pas communiqué, nous observons une baisse du sommet du Mont-Blanc de l’ordre de 10 centimètres en moyenne par an depuis 20 ans. Soit une diminution globale de 2 mètres.

Cette diminution est sensible mais il faut avoir en tête que 20 ans, c’est une période très courte à l’échelle de notre histoire. Cela ne nous permet pas de tirer des conclusions, juste d’esquisser une tendance.

Une nouvelle mesure tous les deux ans

Depuis 2001, le toit de l’Europe est mesuré tous les deux ans pour suivre son évolution. Cette nouvelle mesure du Mont-Blanc est le fruit d’une expédition jusqu’au sommet menée du 16 au 18 septembre par une équipe de 27 personnes composée de géomètres-experts et de guides de haute montagne, qui y ont effectué des relevés durant trois jours.

L’expédition 2021 a bénéficié de conditions météorologiques très favorables, selon le récit des géomètres. « Charge maintenant aux climatologues, glaciologues et autres scientifiques d’exploiter toutes les données recueillies et d’avancer toutes les hypothèses pour expliquer ce phénomène », ont-ils souligné.

L’objectif des mesures régulières est de « modéliser la calotte glaciaire » et « de constituer et de nourrir une banque de données précises et fiables qui pourront être exploitées par les experts (glaciologues, climatologues…) et surtout transmises aux générations futures », ont encore expliqué les géomètres.

« Depuis la nuit des temps, l’altitude du mont Blanc oscille continuellement »

En réalité, les chiffres varient d’une fois sur l’autre, car le sommet est « recouvert d’une couche de « neiges éternelles » qui fonctionne comme une énorme congère et varie en fonction des vents d’altitude et des précipitations ». « Ainsi donc, depuis la nuit des temps, l’altitude du mont Blanc oscille continuellement. » Le sommet « rocheux » culmine pour sa part « à 4 792 mètres », soulignent les géomètres.

La mesure effectuée en 2019 avait toutefois été tenue secrète, car « exceptionnellement basse » (4 806,03 m) et « à prendre avec beaucoup de pincettes », révèlent-ils. Décision avait été prise à l’époque « d’attendre la mesure de 2021 pour plus d’explications pédagogiques et scientifiques ».

« Neiges éternelles »

La dernière mesure rendue publique, en 2017, faisait état d’une altitude de 4 808,72 m, elle-même en baisse par rapport à celles des années précédentes. C’est en 2007 qu’a été relevée l’altitude la plus élevée (4 810,90 m).

En réalité, les chiffres varient d’une fois sur l’autre, car le sommet est « recouvert d’une couche de “neiges éternelles” qui fonctionne comme une énorme congère et varie en fonction des vents d’altitude et des précipitations ». « Ainsi donc, depuis la nuit des temps, l’altitude du mont Blanc oscille continuellement. » Le sommet « rocheux » culmine pour sa part « à 4 792 m », soulignent les géomètres.

La mesure effectuée en 2019 avait été tenue « secrète » car « exceptionnellement basse » (4 806,03 m) et « à prendre avec beaucoup de pincettes », révèlent-ils. Décision avait été prise à l’époque d’« attendre la mesure de 2021 pour davantage d’explications pédagogiques et scientifiques ».

Peut-on lier cette tendance à la baisse depuis 20 ans au réchauffement climatique ?

Notre métier n’est pas d’interpréter les résultats car nous ne sommes pas climatologue ni glaciologue et donc pas compétent pour le faire. Mais, si l’on cherche une explication, on constate une chose avec certitude : la mer de glace remonte de 30 mètres par an. Si le glacier remonte, il est normal que le sommet diminue. Aujourd’hui, on observe que le sommet a tendance à diminuer mais on ne peut pas le corréler au réchauffement climatique car la période d’observation est encore trop courte.

John CASTEL

John CASTEL

Il est étudiant en journaliste dans une école parisienne. John est spécialisé dans les informations relatives au numérique et la High-Tech. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.