Les hommes mourraient après 4 ans sur Mars

Les hommes mourraient après 4 ans sur Mars

La planète Mars est exposée à des radiations cosmiques qui empêcheraient les humains d’y rester plus de quatre ans, selon les estimations de scientifiques.

Et si, contrairement aux espoirs de certains, la vie humaine sur Mars était impossible? Ou du moins très limitée? C’est le constat établi par une étude publiée le 7 août dans la revue Space Weather par des chercheurs issus de l’UCLA, du MIT, de l’Institut des Sciences et de Technologie de Skolkovo à Moscou et du Centre de recherches allemand pour les géosciences (GFZ).

Leurs résultats indiquent qu’il serait dangereux pour les humains de rester plus de quatre ans sur la planète rouge. Au-delà de cette période, les radiations cosmiques issues du soleil et de l’extérieur du système solaire auxquelles est exposé Mars pourraient être dangereuses. En effet, contrairement à la Terre, cette planète ne dispose pas d’une magnétosphère qui protège de ces radiations.

Des radiations cosmiques dangereuses

Les scientifiques, qui ont publié leurs travaux dans le magazine Space Weather, affirment qu’il serait pour le moins dangereux de s’installer durablement sur la planète rouge. Pour être exact, les chercheurs pensent que l’Homme ne pourrait pas tenir plus de quatre ans sur place. En cause : les radiations cosmiques qui proviennent du Soleil, voire de l’extérieur du système solaire. La planète Mars est particulièrement exposée à ces radiations : elle ne possède pas de magnétosphère qui permette à ses occupants de s’en prémunir.

Grâce à ces travaux, les scientifiques ont été en mesure de déterminer quel moment serait le plus propice pour le lancement d’une mission habitée sur Mars. Les chercheurs insistent pour faire coïncider ce top départ avec ce que l’on appelle le “maximum solaire”, c’est-à-dire le moment où l’activité solaire est à son climax. C’est grâce à ce phénomène que les particules les plus dangereuses du système solaire seraient déviées.

Sur Mars et ça repart

Pour effectuer leurs calculs, les scientifiques de l’UCLA, du MIT, de l’Institut des sciences et de la technologie de Skolkovo à Moscou et du German Research Centre for Geosciences (GFZ) à Potsdam ont combiné des modèles géophysiques de radiation des particules et des modèles étudiant les effets desdits rayonnements sur les engins spatiaux et leurs équipages de chair et de sang.

Avec les moyens technologiques actuels ou envisageables dans un futur proche, un voyage vers notre voisine rouge prendrait environ neuf mois. Une durée équivalente doit être prise en compte pour le retour: il resterait donc un peu plus de deux ans aux marsonautes pour coloniser Mars, après quoi leur survie ne serait nullement garantie.

Outre ce calcul de quatre ans, la même équipe de scientifiques a déterminé que le meilleur moment pour envoyer des êtres humains vers Mars serait lors du paroxisme d’un «maximum solaire»: les particules alors émises par notre chère étoile pourraient détourner d’autres rayonnements, plus dangereux, venus d’au-delà du système solaire.

L’idée d’une colonisation de Mars sur une longue durée doit-elle être abandonnée? Sans doute pas. Si elle doit avoir lieu, elle prendra peut-être une forme différente que celle que beaucoup imaginaient jusqu’ici.

Pour aller plus loin : Astronomie

Tenant certes encore de la science-fiction, des solutions sont envisagées pour recréer une magnétosphère protectrice autour de la planète, ou pour créer génétiquement des êtres surhumains, plus résistants aux rudes conditions de la vie martienne.

Le moment idéal pour envoyer des êtres humains sur la planète rouge

Les chercheurs vont encore plus loin en soulignant que ces dernières proviennent des corps célestes et du soleil. Notons qu’outre le calcul ayant permis de déterminer les quatre années maximales durant lesquelles un humain peut vivre sur Mars, l’équipe de scientifiques a aussi dit le moment idéal pour envoyer des êtres humains sur la planète rouge. Le bon moment, selon lui, serait celui du paroxisme d’un « maximum solaire » où les particules du soleil pourraient détourner les rayonnements même celles plus dangereuses, qui proviennent d’au-delà du système solaire.

Lea LAMBERT

Elle est photographe professionnelle. Elle souhaite partager son amour de la photo à travers différentes illustrations de nos articles. Léa adore la région nantaise et ses paysages. Son expertise est un atout pour notre équipe.