Les transports s’adaptent au pass sanitaire

Les transports s’adaptent au pass sanitaire

Le gouvernement peut souffler, le Conseil constitutionnel a validé ce jeudi soir l’extension du pass sanitaire. À compter du 9 août prochain, les Français vont devoir apprendre à présenter régulièrement leur pass, pour des activités de la vie courante. Les transports ne feront pas exception à la règle et sont également concernés par l’obligation de justifier de sa vaccination, de son rétablissement au Covid ou d’un test négatif.

Tous les transports ne sont toutefois pas concernés par la réforme. Le pass sanitaire ne sera pas demandé dans les transports du quotidien. Il ne sera pas nécessaire de le présenter chaque jour dans le métro en allant au travail. Les bus municipaux ne sont également pas concernés par le pass sanitaire. De même, le pass ne sera pas demandé à bord des trains express régionaux (TER).

Distinguer le billet du pass sanitaire

“L’objectif pour nous, c’est que les voyageurs distinguent bien ce qui relève du billet de ce qui relève du pass sanitaire, de façon à ce que ce soit le plus serein possible”, note le responsable, préférant rester discret sur les surcoûts pour le groupe public. Les billets seront échangés ou remboursés sans frais au cas où un passager n’aurait pas de pass valide à l’embarquement. En cas de contrôle à bord ou à l’arrivée sans le précieux sésame, il risque une amende de 135 euros.

Du côté des autocars, FlixBus et BlaBlaCar entendent faire contrôler le pass sanitaire par le chauffeur à l’embarquement, en même temps que le billet. “On a procédé à des recrutements d’agents en gare pour soutenir les conducteurs en période de grosse affluence, et les aider à fluidifier les contrôles”, précise une porte-parole de FlixBus. “Bien que cette mesure soit contraignante d’un point de vue opérationnel, nous l’accueillons positivement car cela va permettre à nos passagers de voyager encore plus sereinement cet été”, relève Nicolas Brusson, directeur général de BlaBlaCar. Et si le pass sanitaire n’est pas obligatoire pour le covoiturage, la plateforme promet “dans quelques semaines” une fonctionnalité qui permettra à ses utilisateurs d’indiquer s’ils acceptent ou pas de présenter le fameux sésame au départ, “afin de rassurer les personnes qui veulent voyager avec eux”.

Tout trajet longue distance est concerné

En revanche, dès que l’on sort de ce cadre de transport local, alors le pass a vocation à s’appliquer. Ainsi, il sera indispensable pour monter à bord d’un car longue distance. Sur le rail, il faudra présenter son pass sanitaire avant de prendre place dans un TGV ainsi qu’un train Intercités.

Dans les airs, le pass sanitaire sera réclamé pour tous les voyages, y compris les vols domestiques. Les trajets en avion vers l’étranger, les DOM-TOM ou la Corse étaient déjà soumis au pass sanitaire. Pour rappel, les jeunes âgés de 12 à 17 sont exemptés jusqu’au 30 septembre de pass sanitaire. Jusqu’à cette date, ils n’en auront donc pas besoin pour prendre l’avion ou monter dans un train.

Pour aller plus loin : COVID-19  

Inciter à la vaccination

“L’objectif pour nous, c’est que les voyageurs distinguent bien ce qui relève du billet de ce qui relève du pass sanitaire, de façon à ce que ce soit le plus serein possible”, note le responsable, préférant rester discret sur les surcoûts pour le groupe public.

Les billets seront échangés ou remboursés sans frais au cas où un passager n’aurait pas de pass valide à l’embarquement. En cas de contrôle à bord ou à l’arrivée sans le précieux sésame, il risque une amende de 135 euros.

Du côté des autocars, FlixBus et BlaBlaCar entendent faire contrôler le pass sanitaire par le chauffeur à l’embarquement, en même temps que le billet.

“On a procédé à des recrutements d’agents en gare pour soutenir les conducteurs en période de grosse affluence, et les aider à fluidifier les contrôles”, précise une porte-parole de FlixBus.

“Bien que cette mesure soit contraignante d’un point de vue opérationnel, nous l’accueillons positivement car cela va permettre à nos passagers de voyager encore plus sereinement cet été”, relève Nicolas Brusson, directeur général de BlaBlaCar.

Et si le pass sanitaire n’est pas obligatoire pour le covoiturage, la plateforme promet “dans quelques semaines” une fonctionnalité qui permettra à ses utilisateurs d’indiquer s’ils acceptent ou pas de présenter le fameux sésame au départ, “afin de rassurer les personnes qui veulent voyager avec eux”.

La mise en oeuvre du pass sanitaire aura moins d’impact pour le secteur aérien: les compagnies contrôlaient déjà les documents pour les vols internationaux ainsi que pour la Corse et l’Outre-Mer.

Chez Air France, on ne s’attend pas à un allongement des temps d’embarquement, d’autant que la compagnie a mis en place un processus de validation en amont des documents sanitaires des passagers. Ce système, baptisé “Ready-To-Fly”, utilisé notamment vers la Corse, l’Outre-Mer et la Grèce, a déjà été adopté par un quart des passagers. Il a vocation à se généraliser.

“La logique du pass sanitaire (…), c’est préserver la liberté de déplacement et inciter à la vaccination”, a expliqué le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, jeudi sur Franceinfo.

Le protocole sanitaire en place depuis mai 2020 a fait ses preuves, a-t-il souligné. “Et ça passe évidemment par le respect du port du masque.”

La CGT Cheminot 86 dit oui mais à plusieurs conditions

“Nous, on y voit pas de problème de fond, on n’est pas contre le pass sanitaire en lui-même ni contre le vaccin. En revanche, il va falloir faire attention à ce que les libertés des gens soient respectées. Du moment que le Conseil constitutionnel aura décidé que la liberté n’est pas entravée, on n’y voit aucun inconvénient”, explique Abdelhak Bigaud, secrétaire de la CGT Cheminots dans la Vienne.

Le syndicat prévient toutefois qu’il sera “très attentif” sur la question des “moyens alloués par la SNCF, pour le personnel qu’il faudra pour vérifier les pass sanitaires”. “Et surtout, qu’il n’y ait aucune sanction envers un agent qui ne voudrait pas ou ne pourrait pas verbaliser une personne qui serait dans l’incapacité de présenter un pass sanitaire”.

En cas de feu vert du Conseil constitutionnel, la SNCF prévoirait d’effectuer dès lundi 9 août des contrôles aléatoires à bord des trains. Tout passager non vacciné ou sans test PCR risquerait une amende de 135 euros mais serait autorisé à poursuivre son voyage grâce au port du masque obligatoire.

Des vérifications en amont dans le secteur aérien

La mise en œuvre du pass sanitaire aura moins d’impact pour le secteur aérien : les compagnies contrôlaient déjà les documents pour les vols internationaux ainsi que pour la Corse et l’Outre-Mer. Chez Air France, on ne s’attend pas à un allongement des temps d’embarquement, d’autant que la compagnie a mis en place un processus de validation en amont des documents sanitaires des passagers. Ce système, baptisé “Ready-To-Fly”, utilisé notamment vers la Corse, l’Outre-Mer et la Grèce, a déjà été adopté par un quart des passagers. Il a vocation à se généraliser.

“La logique du pass sanitaire (…), c’est préserver la liberté de déplacement et inciter à la vaccination”, a expliqué le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari, jeudi sur Franceinfo. Le protocole sanitaire en place depuis mai 2020 a fait ses preuves, a-t-il souligné. “Et ça passe évidemment par le respect du port du masque.”

John CASTEL

Il est étudiant en journaliste dans une école parisienne. John est spécialisé dans les informations relatives au numérique et la High-Tech. Théo permet d’apporter une information au plus près de nos lecteurs.