Succès du lanceur européen Vega : cinq satellites sur orbite

Succès du lanceur européen Vega : cinq satellites sur orbite

Une fusée Vega, plus petit des lanceurs européens, a décollé lundi soir de Kourou, en Guyane française, pour mettre notamment sur orbite un satellite d’observation de la Terre de la constellation Pléiades Neo.L’engin a quitté le sol à 22h47 locales (01H47 GMT) au Centre spatial guyanais, pour une mission qui doit durer un peu moins de deux heures. Il s’agit du second lancement d’une fusée Vega depuis le début de l’année pour Arianespace, et la 19e depuis le premier vol du lanceur en 2012. Il transporte le deuxième des quatre satellites de très haute résolution de la constellation Pléiades Neo – le premier est en orbite depuis le 28 avril- ainsi que quatre nanosatellites, des cubesats. La cargaison principale est un satellite optique d’avant-garde fabriqué par et pour Airbus Defence and Space Intelligence, Pléiades Neo 4. Il doit être déployé à une orbite de 625 km. Trois des quatre cubesats sont destinés à l’Agence spatiale européenne pour des missions scientifiques tandis que le quatrième est pour une startup française, Unseenlabs, spécialisée dans la surveillance du trafic maritime.

Satellites : définition

Un satellite artificiel est un objet fabriqué par l’être humain, envoyé dans l’espace à l’aide d’un lanceur et gravitant autour d’une planète ou d’un satellite naturel comme la Lune. La vitesse imprimée par le lanceur au satellite lui permet de se maintenir pratiquement indéfiniment dans l’espace en décrivant une orbite autour du corps céleste. Celle-ci, définie en fonction de la mission du satellite, peut prendre différentes formes — héliosynchrone, géostationnaire, elliptique, circulaire — et se situer à des altitudes plus ou moins élevées, classées en orbite basse, moyenne ou haute.

Le premier satellite artificiel, Spoutnik 1, est lancé par l’URSS en 1957. Depuis cette époque, plus de 5 500 satellites artificiels sont placés en orbite (2007). Les satellites jouent désormais un rôle important à la fois sur les plans économique (télécommunications, positionnement, prévision météorologique), militaire (renseignement) et scientifique (observation astronomique, microgravité, observation de la Terre, océanographie, altimétrie). Ils sont, en particulier, devenus des instruments incontournables pour notre compréhension de l’univers physique, la modélisation des changements climatiques et le fonctionnement de la société de l’information.

Un satellite artificiel est composé d’une charge utile, définie spécifiquement pour la mission qu’il doit remplir, et d’une plate-forme souvent standardisée assurant les fonctions de support comme la fourniture d’énergie, la propulsion, le contrôle thermique, le maintien de l’orientation et les communications. Le satellite est suivi par un centre de contrôle au sol, qui envoie des instructions et recueille les données collectées grâce à un réseau de stations terriennes. Pour remplir sa mission, le satellite doit se maintenir sur une orbite de référence en orientant ses instruments de manière précise : des interventions sont nécessaires à intervalles réguliers pour corriger les perturbations naturelles de l’orbite générées, dans le cas d’un satellite terrestre, par les irrégularités du champ de gravité, l’influence du Soleil et de la Lune ainsi que la traînée créée par l’atmosphère qui subsiste en orbite basse.

Les progrès techniques permettent aujourd’hui de mettre en orbite des satellites plus lourds (jusqu’à six tonnes et demie pour les satellites de télécommunications), capables de remplir des missions toujours plus sophistiquées (satellites scientifiques), avec une grande autonomie. La durée de vie d’un satellite, variable selon le type de mission, peut atteindre quinze ans. Les progrès de l’électronique permettent également de concevoir des microsatellites capables d’effectuer des missions élaborées.

Quatre nanosatellites

Les prochains satellites de la série doivent être lancés par la future Vega C, dès 2022. Vega a également mis en orbite quatre nanosatellites. Trois vont être utilisés par l’Agence spatiale européenne : Ledsat pour le suivi optique des satellites en orbite basse ; Radcube pour les mesures de la météo spatiale ; Sunstorm pour l’observation des rayons X émis lors d’éruptions solaires. Le quatrième, BRO-4, est pour la start-up française Unseenlabs. Il fait partie de la constellation de satellites BRO destinée à la surveillance du trafic maritime en s’appuyant sur la signature électromagnétique des navires.

Il s’agit du deuxième lancement d’une fusée Vega depuis le début de l’année pour Arianespace et du dix-neuvième depuis le premier vol du lanceur, en 2012. C’est aussi le troisième lancement de l’année à Kourou, intervenu quinze jours après le tir d’une Ariane 5.

Météo spatiale et rayons X

Les prochains satellites de la série doivent être lancés par la future Vega C dès 2022. Vega a également mis en orbite quatre nanosatellites, des cubesats.

Trois vont être utilisés par l’Agence spatiale européenne pour des missions scientifiques : LEDSAT pour le suivi optique des satellites en orbite basse, RADCUBE destiné aux mesures de la météo spatiale et SUNSTORM pour l’observation des rayons X émis lors d’éruptions solaires.

Le quatrième, BRO-4, est pour la startup française Unseenlabs. Il fait partie de la constellation de satellites BRO destinée à la surveillance du trafic maritime en s’appuyant sur la signature électromagnétique des navires. Elle doit comporter 20 à 25 nanosatellites à horizon 2025.

Airbus : lancement réussi du satellite Pléiades Neo 4

Airbus annonce que Pléiades Neo 4, le deuxième satellite de la constellation d’observation de la Terre Pléiades Neo, a été lancé avec succès lundi soir depuis la Guyane française, par le lanceur européen Vega d’Arianespace.

Pléiades Neo 4 a été libéré très proche de son orbite polaire héliosynchrone finale à 620 km d’altitude, qu’il atteindra dans les prochains jours. Le satellite est placé sur la même orbite que Pléiades Neo 3, et phasé à 180° pour commencer à former la constellation.

Composée de quatre satellites identiques, Pléiades Neo, fabriquée, détenue et exploitée à 100% par Airbus, offre une résolution native de 30 cm avec une fauchée de 14 km, la plus large de sa catégorie. Elle pourra couvrir la totalité des surfaces émergées cinq fois par an.

Lea LAMBERT

Lea LAMBERT

Elle est photographe professionnelle. Elle souhaite partager son amour de la photo à travers différentes illustrations de nos articles. Léa adore la région nantaise et ses paysages. Son expertise est un atout pour notre équipe.