Voitures radars privées présentent en 2022

Voitures radars privées présentent en 2022

Les voitures radars confiées à des sociétés privées vont continuer à être déployées en 2022. Elles feront leur apparition en 2022 en Occitanie et dans trois autres régions. 400 véhicules seront en circulation fin 2022.

Elles seront intraitables et ne laisseront rien passer. Les voitures radars exploitées par des sociétés privées vont faire leur apparition en Occitanie en 2022. Elles seront déployées dans trois autres régions l’année prochaine : Île-de-France, Auvergne-Rhône-alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, selon un document budgétaire annexé au projet de loi de finances pour 2O22, repéré par BFMTV.

Les voitures radars ont fait leur arrivée cette année en Nouvelle-Aquitaine, dans les Hauts-de-France, le Grand-Est et en Bourgogne-Franche-Comté. Les premiers véhicules sont en circulation en Normandie depuis 2018. En confiant le contrôle de la vitesse au privé, l’Etat souhaite libérer du temps aux policiers et aux gendarmes pour les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants.

Quatre nouvelles régions, dont l’Occitanie

Dès 2022, quatre nouvelles régions devraient être concernées : l’Ile-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et l’Occitanie, d’après un document budgétaire annexé au projet de loi de finances pour 2022, récemment publié et dont BFMTV se fait l’écho.

Aucun flash visible, une marge de 10 km/h

Insérées dans le flot de circulation, ces voitures banalisées sont chargées de contrôler la vitesse des automobilistes en toute discrétion. Elles n’émettent aucun flash lorsqu’elles détectent un automobiliste en infraction mais un flash infrarouge invisible à l’œil nu. Même le conducteur est en civil.

Les marges techniques des radars ont été fixées à 10 km/h pour une vitesse inférieure à 100 km/h et de 10 % pour les limitations de vitesse supérieures à 100 km/h (contre 5 km/h et 5 % pour les radars classiques), précise la Sécurité routière. Ainsi, les voitures radars flasheront à 61 km/h en agglomération, 124 km/h sur une voie express et 146 km/h sur autoroute.

714 millions d’euros de recettes attendus

Le transfert des forces de l’ordre aux opérateurs privés est terminé dans quatre régions, et se poursuit dans les autres. Selon des chiffres de la Sécurité routière au 1er août 2021, 202 véhicules étaient conduits par les forces de l’ordre, 183 par des opérateurs privés.

Quelle est la différence ? Les véhicules radars, pour la plupart de type berlines, sont banalisés, équipés de caméras posées sur les plages avant et arrière afin de détecter automatiquement – et alors qu’ils sont insérés dans la circulation – les excès de vitesse, sans flash visible. Les voitures privées ne circulent qu’avec un chauffeur à bord, alors que dans celles des forces de l’ordre, un fonctionnaire conduit tandis qu’un autre relève la vitesse maximum autorisée. Le parcours des voitures-radars privées est défini par la préfecture en fonction notamment des zones accidentogènes.

Par ailleurs, le parc de radars automatiques « se rapprochera du seuil maximum de 4.700 équipements fin 2022 », indique le document du ministère de l’Intérieur.

Le ministère de l’Intérieur prévoit ainsi 714 millions d’euros de recettes grâce aux radars routiers en 2022 (contre 760 millions en 2019, selon les derniers chiffres disponibles).

Premières verbalisations en 2023

Après un appel d’offres et les prestataires choisis, des tests seront menés, ce qui pourrait amener les premières verbalisations dans ces nouvelles régions à 2023.

Les voitures radars privées ont commencé à verbaliser sur les routes de France en 2018 en Normandie. En confiant la gestion de ces véhicules à des entreprises privées, l’État a souhaité libérer du temps aux forces de l’ordre pour le consacrer à des tâches « plus qualifiées » comme l’interception au bord des routes en cas d’alcoolémie et de stupéfiants.

Boris NAULLEAU

Boris NAULLEAU

Il est un ancien journaliste de presse nationale. Il est spécialisé dans les articles d’actualités locales. Boris NAULLEAU est un expert des questions relatives aux collectivités.